Les TRE, les oubliés par les pouvoirs publics…

Par Okba Fehri‭ ‬

Malgré la crise du COVID et les pronostics pessimistes sur l’évolution des transferts des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE), ces derniers ont fait mieux que résister en hissant leur apport à l’économie nationale à de nouveaux records.

Sur toute la décennie 2010-2020, les transferts ont été, en moyenne, équivalents en pourcentage du PIB à ceux d’un secteur aussi stratégique que le tourisme.

Selon les derniers chiffres de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), leurs transferts de devises ont atteint 5,55 milliards de dinars jusqu’au 20 décembre 2020, ce qui représente une hausse de 539,4 millions de dinars par rapport à la même période en 2019.

Grâce ces transferts, les réserves en devises de la Tunisie ont augmenté, atteignant les 160 jours d’importation, ce qui équivaut à 22,9 milliards de dinars.

Cela prouve, une fois encore, le poids incontestable de la contribution de nos compatriotes à l’étranger. On ne peut que constater ce précieux levier malgré la crise actuelle, sachant que d’autres leviers ont subi de plein fouet la crise sanitaire (tourisme) et les sit-ins (phosphates, pétrole…). Pourtant, ce sont ces mêmes TRE qui sont oubliés par les pouvoirs publics tunisiens à bien des égards, comme ils l’ont confié à Réalités Online à de nombreuses reprises.

De plus, environ 30 % des recettes touristiques proviennent des dépenses des Tunisiens à l’étranger, et de leur contribution au développement de la Tunisie avec un taux de participation de 5% dans le PIB.

En effet, environ 1 000 Tunisiens à l’étranger créent un projet chaque année, qui est souvent représenté par une petite et moyenne entreprise, et la plupart d’entre eux  opèrent  dans le secteur immobilier ou de petits projets dans le domaine agricole, un chiffre qui est inférieur à celui espéré et souhaité.

Please follow and like us:
Pin Share

اترك تعليقاً

لن يتم نشر عنوان بريدك الإلكتروني. الحقول الإلزامية مشار إليها بـ *